À 16 ans, on lui disait que c’était impossible.
À 20 ans, Yanel Dodoo prouve que l’impossible n’est souvent qu’une croyance. Il a déjà parcouru un chemin que beaucoup n’osent même pas imaginer.
Entre rejets, incompréhensions, doutes familiaux et pression sociale, il a choisi de transformer le digital en levier de liberté, d’impact et de transmission.
Yanel DODOO incarne cette nouvelle génération de jeunes talents africains qui refusent les limites imposées par l’âge, l’environnement ou le parcours classique.
Dans cette interview exclusive Blue Talents, il se livre sans filtre sur ses débuts difficiles, ses méthodes de travail, ses réalisations, sa vision du digital africain et les leçons tirées de ses succès comme de ses erreurs.
Un échange brut et profond avec ce jeune bâtisseur qui démontre que, lorsqu’on sait ce que l’on veut, l’Afrique n’est plus une limite mais un terrain d’opportunités infinies.
Son témoignage lucide parlera à tous les jeunes talents en quête de repères, d’indépendance, de réalisations personnelles et professionnelles.
Bienvenue à Blue Sydney, le Hub des jeunes talents africains ambitieux ! Merci de te présenter à notre communauté.

Je suis Yanel DODOO, j’ai deux casquettes : Monteur vidéo freelance et Formateur.
Ma bio Facebook me décrit : Après avoir été banni de ComeUp pour avoir fait 10.000 € en tant que mineur, j’ai décidé d’aider la nouvelle génération à réussir autrement.
Intéressant ! Tu as commencé à monétiser ton savoir-faire en ligne très jeune ; à seulement 16 ans. Peux-tu nous raconter les débuts de cette aventure ?
J’ai eu un début un peu compliqué à cause de mon âge. J’étais mineur, très peu de gens me croyaient.
Je n’avais pas encore de diplôme à part un Bac, donc j’étais très vite confronté au doute personnel venant de mes proches, à la peur de l’échec, car personne de mon âge dans le temps ne faisait ce que je voulais faire. Ils pensaient que c’était impossible de le faire, je l’ai fait.
Comme l’ont dit avec diverses variations Napoleon Hill, Dr Wayne Dyer et Brian Tracy : « il n’y a de limites que celles que l’on s’impose ».
Quelles étaient les raisons qui t’ont poussé à te lancer dans le digital ?

À 16 ans après mon Bac, je rêvais de liberté financière, d’avoir de l’argent pour sortir avec des amis, de prendre des nouvelles paires… Mais surtout, je voulais arrêter d’attendre l’approbation de mes parents pour agir ou faire ce dont j’avais envie.
Je ne pouvais pas bosser en physique, car, c’est compliqué depuis le Bénin surtout avec mon âge.
Par contre, j’avais un Wi-Fi à la maison tout le temps et un ordinateur ram 4 que mon père m’avait donné donc j’ai cherché comment combiner ces deux ressources pour gagner des sous.
Et qu’est-ce qui t’a motivé à ne pas suivre le chemin classique ?
Dès 15 ans, bizarrement, je suis tombé sur le Coach Simon Ouedraogo, le number 1 en francophonie et il m’a fait découvrir le livre “Père riche, père pauvre”.
J’ai compris une chose dans ce livre : le chemin classique (métro, dodo, boulot) n’allait JAMAIS m’aider à atteindre la liberté que je voulais.
Je devais absolument lancer un business. J’avais 16 ans donc, il fallait atteindre 19 ans pour avoir un Bac+3 et commencer à bosser.
Je me suis dis non, c’est trop loin. Je dois trouver un moyen maintenant pour me lancer et le digital était la seule issue.
Mais, à quel moment as-tu véritablement compris que le montage vidéo pouvait être bien plus qu’une passion pour toi : une véritable source de revenus stables, de liberté ?
J’avais la possibilité de fixer mes prix, d’avoir plusieurs clients, de le faire depuis mon téléphone…et le plus cool, je pouvais tester ma créativité car chaque client a sa vision, ses goûts. Donc, le montage vidéo était la seule compétence pour pouvoir mettre ma créativité de gamin en avant. Je me suis lancé et je n’ai pas regretté jusqu’à ce jour.
Le montage vidéo est d’ailleurs une compétence très demandée actuellement et il a de beaux jours devant lui. Très bon choix.
Beaucoup de jeunes africains peinent à trouver leur voie. Comment as-tu trouvé la tienne si tôt ? Était-ce un hasard, une révélation ou une stratégie ?

Hasard non ? Car, je ne crois pas au hasard. Tout arrive pour une raison.
Révélation ou stratégie non plus. Je ne crois pas.
Je me dis juste que le simple fait de vouloir réussir TÔT ma vie m’a poussé à chercher au fond de moi et loin mes recherches. Ensuite, le fait d’agir sans beaucoup penser à ce qu’on va dire, au doute et au blocage te met sur une route.
Sur cette route-là, tu dois juste aller de l’avant, tester, et avoir pour seul objectif de faire ton premier euro. Quand tu sais faire 1€, tu peux en faire 10, 100, 1000 ou 10.000.
Dès mes 15 ans, le livre “Père riche, père pauvre” m’a clarifié sur la vie que je voulais et direct après mon Bac, je me suis lancé.
J’avais soif de liberté et j’ai agi pour. C’est tout.
Hazard non. Révélation non. Stratégie non. Je dirais plutôt savoir ce qu’on veut et aller chercher cette chose là.
Voilà qui est clair. Pour toi, qu’est-ce qu’un Monteur vidéo d’exception en 2025 ?

C’est quelqu’un qui transforme un simple contenu vidéo en une vidéo qui respecte le viewer sur trois points :
- ne l’ennuie pas ;
- lui apprend quelque chose de nouveau ;
- l’amène à rester jusqu’à la fin et à faire une action donnée : liker, abonner, commenter… peu importe.
Et quelle est ta philosophie de travail quand tu crées une vidéo qui doit impacter des millions de personnes ?
Il faut qu’à la fin de la vidéo, je sois fière de moi, mon client lui aussi et que la cible reste jusqu’à la fin de ce que j’ai créé.
Belle philosophie ! Quelle est ta vision du digital africain dans les 10 prochaines années ? Où vois-tu la place des jeunes talents d’Afrique comme toi ?
Le digital, c’est le futur. Tout est en train d’être digitalisé et de plus en plus de jeunes deviennent millionnaires grâce au digital.
Il y a 20 – 30 ans en arrière, il fallait faire de longues études environ 3 – 5 ans minimum pour espérer gagner 1000 €.
AUJOURD’HUI, AVEC TON TÉLÉPHONE OU UN ORDINATEUR, UNE CONNEXION INTERNET ET UN MINIMUM DE COMPRÉHENSION DES OPPORTUNITÉS DU DIGITAL,TU PEUX DÉJÀ FAIRE UN SALAIRE EN UNE SEMAINE.
Le digital est donc un domaine toujours prometteur et pertinent pour les jeunes africains à condition bien sûr qu’ils sachent s’adapter à son évolution.
Yanel DODOO, peux-tu décrire ton processus créatif, de l’idée brute à la vidéo finale ?

Déjà, quand je prends un client, il me communique ses idées.
Quand, j’ai l’idée je fais 3 travaux en amont :
– trouver et étudier la cible à qui communiquer l’idée (sa vision, ses goûts, ses émotions, ses idées) ;
– dénicher des gens qui communiquent la même idée ;
– trouver le ou les messages que je veux enseigner à cette cible là.
Après ça, je peux maintenant passer au script. Je me base sur ceux qui communiquent la même idée pour trouver l’angle qui marche le mieux, je l’améliore tout en utilisant des mots et histoires qui parlent à ma cible d’où la phase importante de connaître sa cible, puis pour terminer, j’y insère le message que je veux enseigner à ma cible et l’action quelle doit faire.
Script fait, je passe au tournage qui n’est pas chronophage : juste un bon décor, un client qui articule bien et qui fait les gestes qu’il faut.
Lors du montage, je connnais ma cible donc je sais quel type de couleur utiliser et les animations ou inserts qu’il faut.

Si je parle à une cible de jeunes qui veulent gagner de l’argent en ligne, des extraits de Yomi Denzel ou d’un Wilson BOTOYIYE parleront mieux que des vidéos de Donald Trump par exemple.
Ou encore animer en utilisant des emojis de clavier, de la 3D parleront mieux à une cible prête visuellement que si je cible des vieux de + 40 ans.
Donc, quand tu connais ta cible, le genre de contenu qu’elle suit souvent, ses émotions…le montage ; tu sais comment le faire pour captiver et garder l’attention jusqu’à la fin.
Magnifique, merci pour ta réponse détaillée. Quels outils ou méthodes utilises-tu pour garder la clarté et la rigueur dans ton travail ?
Outils, j’en ai pas. Méthode, je donne de long délais à mes clients : c’est mon secret.
Si j’ai une vidéo que je peux faire en 3 jours, je dis 6 jours à mon client.
Ça m’évite d’être sous pression au dernier moment, ça me laisse du temps pour faire autre chose si jamais j’ai des soucis, ça me permet de me donner au maximum.
Je fais TOUJOURS de la merde quand je suis sous pression.
Mon client sait que je peux lui faire un travail au-delà de ses attentes mais pour que son rêve se réalise, il faut qu’il me donne du temps. Simple.
Parfait. Quelle est ta plus grande force créative ? Et ton plus grand défi technique ?
Ma créativité vient de 02 choses :
– Bien dormir. Je suis quelqu’un qui dort beaucoup et qui fait rarement des nuits blanches.
Donc, pour être en pleine forme, je dois faire 7 – 8H de sommeil minimum.
– Bouffer du contenu : Je suis H24 sur YouTube car, la plupart de mes clients y sont. Le fait de bouffer du contenu tout le temps me donne des inspirations et des idées pour les vidéos de mes clients.
Je peux voir une idée d’animation sur une vidéo de Iman et je me dis waoh c’est beau, je vais la faire sur la vidéo d’un client prochainement. C’est comme ça que je fais des dingueries en m’améliorant.
Je ne réinvente pas la roue, je copie et j’améliore ce que j’ai vu et qui me plait.
Défi technique : j’en ai pas vraiment.
A posteriori, tu es très discipliné dans l’atteinte de tes objectifs. Comment construis-tu cette rigueur au quotidien ?

C’est venue tout seul.
Quand tu as des choses à faire, des rêves à atteindre, un business à tourner ou encore des charges, tu n’as pas d’autre choix que d’agir car, tu sais que personne ne le fera à ta place.
Donc, tu te lèves. Quelque soit tes émotions, tes réussites ou tes galères ; tu agis.
C’est totalement vrai. Tu l’as si bien dit : «…tu n’as pas d’autre choix que d’agir car, tu sais que personne ne le fera à ta place».
Quand tu doutes de toi ou de ton travail, que fais-tu pour rebondir ?

Je regarde le chemin parcouru, mes résultats et mon impact sur les gens.
10.000€ dès mes 16 ans. 100k après 3 ans.
J’ai aidé des clients à passer à 50000 abonnés en 5 mois, mes vidéos ont généré plus de 10M de vues en tout.
J’ai coaché plus de 200 élèves, avec des résultats hors du commun.
Bref, avec tout ça, je me dis : ouais, je suis fort, j’ai pas à douter.
Douter, c’est certes humain mais, ne laisse pas 5 min de doute tuer 5 ans de travail et de réussite.
Bel état d’esprit Yanel ! Cite maintenant trois grandes difficultés que tu as rencontrées à tes débuts.
– Manque de mentor personnel pour me suivre, me dire quoi faire ici et quand. J’étais dans des groupes de formation mais, je voulais un grand frère pour m’aider lors du parcours.
– Manque de focus car, il y a trop de bruits, telle personne parle de tel business, de telle chose de tel truc, j’ai testé presque tous les business mais là où j’ai le plus réussi c’est là ou j’étais le plus focus.
– La troisième, je dirai manque de patience. Ma sœur m’a offert un habit en 2022 pour mon anniversaire où c’est écrit derrière : great things take time.
Je voulais tout et maintenant ; voyager, kiffer comme les gens avec plus de 10 ans d’experience que moi…
Finalement, j’ai compris que je ne peux pas avoir la même vie que quelqu’un qui fait ce que je fais depuis 10 ans.
Je me devais d’être patient, de faire confiance au processus et d’évoluer de 1% chaque jour pour atteindre la vie dont je rêvais.
Waoh ! Comment as-tu trouvé la force de les surmonter, surtout à un si jeune âge ?

J’ai beaucoup lu, écouté des podcasts des gens qui étaient en avance sur moi.
J’ai assisté à des mastermind au Bénin, à Genève, au Maroc et c’était que des entrepreneurs millionnaires grâce au digital (ecommerce, bourse, freelancing etc). Le seul conseil qui revenait c’est : agir, faire 1% chaque jour et laisser le temps au temps.
Une chose est sûre, quand tu agis quel qu’en soit la direction tu auras des résultats qu’il soit positif ou non, il faut juste recadrer mais jamais t’arrêter.
Continue jusqu’à ce que ça marche et si ça ne marche pas, c’est qu’il te manque une information et tu dois aller la prendre chez celui qui l’a et si possible le payer pour qu’il te la donne.
Franchement, Yanel DODOO que dire de plus ? On sent les difficultés que tu as rencontrées t’ont vraiment aidé à grandir et mûrir davantage.
Tes parents doutaient parfois de ton choix de carrière. Comment as-tu réussi à les convaincre. Par tes résultats ?
Oui, que les résultats. Ils ont toujours douté jusqu’à ce que je leur fasse les premiers cadeaux : téléphone, montre, voyage à ma sœur…et ils se sont dit ah oui ça marche son truc et il y croit.
Mais ils me disent toujours : “ça marche ok mais finis d’abord tes études si possible et évite au maximum ce qui est faux ou nuisible à ton succès.”
C’est super que tes parents t’aident à garder les pieds sur terre et surtout qu’ils t’encouragent à continuer tes études. Tu peux en effet concilier études et business. L’un n’empêche par l’autre.
Quelle a été ta plus grande erreur jusqu’ici, et qu’en as-tu appris ?
Tout à fait. Je suis reconnaissant envers mes parents par rapport à ça.

Ma plus grande erreur jusqu’ici est de ne pas avoir pris assez de risques et m’être reposé dans ma zone de confort.
Il y avait des investissements qui pouvaient changer ma vie mais, je me disais non je suis déjà assez bon, je patiente je me calme.
Je me disais que je veux encore évoluer dans ce truc alors qu’au fond de moi, j’avais peur du changement.
C’est là que cette phrase de Jean Hollander ; le seul Français à avoir fait 50M d’euro avec les webinaires prend tout son sens : “Le jour où tu te dis que c’est la fin et que tu es déjà bon, c’est le début de ta fin”.
Ouais, il faut constamment se challenger pour continuer à s’améliorer et évoluer.
Quel conseil donnerais-tu à un jeune qui n’a ni argent, ni appui, mais une grande envie de réussir ?

Forme-toi plus tôt et agis en même temps ! N’attend pas de finir de te former ou telle ressource pour faire un truc. Fais le quand même avec ce que tu as.
“Fait” est mieux que “parfait” / “pas fait”. Si ça marche tu feras 1% en plus mais si ça ne marche pas, tu apprends de ton erreur.
Moi, je me dis si ça ne me coûte pas la vie, je le fais.
Yanel DODOO, tu as réalisé plus de 200 vidéos en 1 an, généré plus de 10 millions de vues pour tes clients, accompagné plus de 200 clients et pleins d’autres prouesses. Mais, quelle réussite t’a le plus marqué ?
J’avais un client avec qui j’ai travaillé pendant 1 an et toutes les fois que j’envoyais ses vidéos, il avait 0 retouche et on est passé de 10 à 20.000 abonnés en 3 mois.
Avec un autre client, on a fait 50.000 abonnés en 6 mois avec 0 retouche toujours.
C’est là que je me suis dit : Mec, tu ne t’en rends pas assez compte mais, tes montages impactent des personnes ; tu es fort.
Bravo ! Peux-tu nous raconter une success story client qui t’a particulièrement émue ?
Je me rappelle qu’on s’est lancé sur YouTube avec lui.
1, 2 vidéos, 3 vidéos ça ne décollait pas…
Il stressait, il me croyait moins, je perdais confiance. On avait une vidéo à publier sur un coach d’internet.
J’y ai mis tout ce que je savais en termes de montage. J’ai tout mis en mode plus rien à perdre.
Le script était géré. On publie un dimanche la vidéo et le lendemain 100.000 de vues.
Je n’ai jamais fait ça avec un client. J’étais bouche bée. J’ai ai tiré deux leçons :
– le moment où tu penses qu’il n’y a plus de chance que ça marche, c’est là qu’il faut tout donner ;
– quand tu sais faire un truc qui a marché 1,2,3 fois, ce n’est pas du hasard, deviens agressif avec ça.
Belle expérience ! Quels sont les trois ingrédients indispensables selon toi pour monétiser efficacement son talent, son savoir-faire en Afrique ou depuis l’Afrique ?
Savoir se vendre.
Savoir utiliser les réseaux sociaux.
Agir quelque soit l’avis des gens.
Formidable ! Tu as formé plus de 130 élèves : quelle approche pédagogique utilises-tu pour les aider à obtenir des résultats concrets ?

Moi, quand je veux t’apprendre un truc, je tourne une vidéo et je me pose la question : si le Yanel DODOO de 2020 regarde cette vidéo, comprendrait-il tout sans poser des questions ? Peut-il se lancer dès la fin de la vidéo sans aucune question ?
Si la réponse est oui, c’est que celui qui regarde la vidéo s’en sortira et c’est comme ça je tourne des programmes qui changent des vies.
C’est une approche pédagogique pertinente. Et que veux-tu que chaque jeune retienne essentiellement de tes formations ?
Tu peux le faire si je le fais et en apprenant de moi, tu y arriveras plus facilement et rapidement car moi, je ne cache rien à mes élèves.
Je te dis les termes cash, je te révèle tout ce qui marche pour moi car, je suis ma propre preuve sociale.
Agis juste yeux fermés et ça va prendre.
Super ! Quelle est ta fierté la plus profonde dans ton parcours d’entrepreneur à seulement 20 ans ?
D’avoir touché des vies que ce soit pour mes clients ou mes élèves.
Des clients passant de 0 à 50.000 abonnées.

Des élèves qui gagnent leur vie. Un a même payé un iphone 13 cash puis il l’a baptisé Yanel.
C’est incroyable.
En effet. As-tu une équipe qui t’accompagne dans tes projets ? Si oui, comment choisis-tu tes collaborateurs ?
Oui, j’ai une équipe de 2 monteurs sur des projets clients.
Je n’ai pas vraiment de principe pour choisir. Je bosse au feeling. Si on a un bon feeling et que tu es compétent let’s go.
Je préfère bosser avec un mec avec qui je ris bien et qui est moins compétent car, je sais que je peux l’amener loin que de bosser avec un mec trop fort mais qui est tendu avec qui je ne peux pas rigoler, parler ou être moi-même.
Voilà qui est clair. Comment réagis-tu quand un client ou un membre de ton équipe doute de ta vision ou de ta stratégie ?
En vrai, à mes débuts j’avais peur, je voulais prouver à tout prix que ça allait marcher mais actuellement, j’ai fait assez mes preuves dans plusieurs domaines donc en vrai je ne stresse plus. Je le laisse juste voir ce que je peux lui apporter et après on parlera du doute.
Sinon quand j’étais débutant, je proposais une phase de test juste pour montrer mes preuves puis c’est bon quoi.
Quels types de projets t’intéressent le plus aujourd’hui ?
Des projets ? Je dirais tout ce qui fait partie de mes centres d’intérêts : la formation en ligne, le make money et l’IA.
Si une organisation, une entreprise veut collaborer avec toi, que doit-elle savoir avant de te contacter ?
Que je suis prêt à l’aider à atteindre ses objectifs les plus ambitieux. Il faut juste qu’elle soit prête mentalement et financièrement, car quand je presse le bouton start je ne m’arrête plus.
Et comment te contacter en cas de besoin (services, conseils, accompagnement, collaboration…) ?
Vous pouvez me contacter via mon Instagram pro : yanel_dodoo ou à travers mon compte Facebook perso Yanel Dodoo.
Quelles sont les valeurs qui guident tes décisions professionnelles ?

Je dirais 3 trucs. Je ne sais pas si ce sont des valeurs, mais avant toute décision, il faut que le projet :
– soit éthique : on ne fait pas de mal à autrui, tout est bien, positif.
– me rapproche de mes rêves ou de mes objectifs ; que ce soit financier, général, pro ou personnel.
– ait du feeling. Je préfère bosser sur un projet que je kiffe, avec un client avec qui je ris. J’aime discuter et être moins payé que l’inverse.
Ma paix mentale n’a pas de prix.
C’est noble. Yanel, que signifie pour toi “réussir autrement” ?
Réussir sa vie sans passer par le chemin classique : métro – dodo – boulot.
Je dis bien “réussir sa vie” et non “réussir dans la vie”.
Réussir dans la vie, c’est réussir aux yeux des autres. Que les gens disent que tu as réussi quand par exemple tu as un bon poste, une voiture, une maison, etc.
Or, réussir dans ta vie à toi-même ça peut-être faire le fait de faire le tour du monde, tu vois ?
Donc, il y a “réussir sa vie” et “réussir dans la vie”.
Moi, je veux réussir ma vie.
Merci pour cette distinction et précision conceptuelle qui permettent de mieux comprendre ta réponse. Maintenant, dis-nous quel est ton rapport à l’argent aujourd’hui, après avoir connu la galère et la réussite ?

1) L’argent, c’est juste un outil pour avoir la vie que tu veux.
Je n’ai plus peur d’en manquer, car je sais en faire quelque soit ma position ou ma situation.
2) L’argent, c’est juste un échange de valeur.
Pour en faire, règle juste un problème chez quelqu’un. Quand tu vois ça comme cela, tu n’en manqueras plus.
Formidable ! Quelle différence fondamentale vois-tu entre un jeune talent “occupé” et un jeune talent “efficace” ?
Occupé, c’est qu’il a trop de choses à faire et trop de choses à faire ne veux pas dire être productif. Il peut être occupé et non efficace.
Par contre, efficace, c’est un mec qui impacte, apporte du résultat et est productif malgré qu’il soit occupé.
On peut être un talent efficace et occupé mais on peut inversement être occupé mais pas forcément efficace.
Tout à fait. Comment arrives-tu à garder ton humilité malgré tes succès et ta notoriété grandissante ?

J’ai tout vécu dans ma vie je dirais.
Il y a :
• une période où j’ai fait tellement d’argent et dans la même année, j’ai échoué à un examen à l’école. Là, j’ai compris l’humilité.
• une période durant laquelle, j’ai signé un des plus gros deals de ma carrière et la semaine qui a suivi, j’ai perdu un autre client.
• des périodes où je me sentais le plus fort mais malgré ça, je n’avais pas telle chose car, je ne connaissais pas telle personne que je jugeais moins compétente que moi.
En vrai, quand tu vis des trucs comme ça tu te rends compte que la vie n’est rien d’autre que l’humilité.
Quel que soit ton niveau, sois humble. Mon Père me l’a toujours dit.
Et en 2 : La fin de toute histoire se termine bien et si ce n’est pas bien terminée, c’est que ce n’est pas la fin.
Il en est la preuve. C’est l’une de mes plus grosses motivations malgré son parcours incroyable, il reste toujours le même. Je vois ça et je me dis : Mec, la vie c’est de là à là ; comme les Ivoiriens le disent.
Magnifique ! Partage avec nous deux citations ou mantras qui t’aident à garder un état d’esprit fort.
Tant que ça ne me coûte pas la vie, je le fais. Soit je gagne, soit j’apprends.
Si tu devais recommander deux livres pour aider les jeunes africains à faire croître leur potentiel, lesquels choisirais-tu et pourquoi ?

“Le Secret” qui parle de loi de l’attraction et de mindset.

Et la “Psychologie de la vente” de Brian Tracy.
Ces deux livres m’ont forgé mentalement.
Si tu pouvais recommencer à zéro, que ferais-tu différemment ?
J’allais prendre le plus de risque que je peux ; que ce soit financier ou en matière d’action. Je n’ai rien à perdre.
Au pire, je retournerais chez mes parents et toutes les fois que je me suis dis “au pire je retournerais”, ce n’est jamais arrivé.
Donc, je me dis tant que je prie et je fais ce qu’il y a à faire ça payera.
Pas de plan B que le plan A et focus à fond.
Bel état d’esprit ! Quels sont tes hobbies ou activités qui nourrissent ta créativité ?

En 1 : le voyage. J’ai visité 18 pays à 20 ans.
Quand je veux changer d’idée, me féliciter, nourrir ma créativité, je vais sur Google travel, je prends un billet, mon passeport, ma carte bancaire puis je pars.
En 2 passer du temps avec mes proches : ma copine, mes meilleurs potes, etc
Avec ces deux trucs, je reviens 3 fois plus chaud, prêt à tout casser.
Ce sont de belles façons de te revigorer. Que signifie pour toi “être un Blue Talent” dans le contexte actuel de l’Afrique ?
Un “Blue Talent”, c’est quelqu’un qui impacte, qui amène plusieurs personnes à améliorer leur vie, que ce soit de manière générale ou financière.
C’est quelqu’un qui a atteint un niveau hors de la norme et qui a su transmettre son savoir à d’autres personnes qui ont pu s’en sortir aussi.
Intéressant ! Yanel DODOO, un mot de la fin à l’endroit de Blue Sydney Hub ?
Continuez ce que vous faites tellement bien : mettre en avant les talents africains.
Cela promeut de la motivation, du challenge. Vous êtes une équipe incroyable.
Merci pour le magnifique travail que vous faites et grosse force.
Merci. Enfin, quel message veux-tu laisser à la communauté Blue Sydney Tribe et à tous les jeunes talents africains qui te liront ?

Les gars, vous n’avez rien à perdre. Si c’est l’argent ça revient. Si c’est le temps, il n’est pas jamais tard.
Tant que ça ne vous coûte pas votre vie, allez-y à fond. La nature récompense tous les optimistes qui bossent et croient en eux.


