Carlos Medessé SATOGNON, cette jeune plume au nord Bénin 📚 🕊

Sydneya Blue-sydney

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Hey hey. Oh oui, encore là, chers passionnés des découvertes. Nous nous retrouvons encore cette semaine mais cette fois çi pour connaître une jeune personne qui fait parler son imagination, son inspiration et son savoir à travers ses œuvres. 

Bonjour cher invité, nous sommes très heureux de vous recevoir sur notre page des jeunes talentueux de la sous-région.

Bonjour Bluesydney. Heureux aussi d’être là.

Merci. Présentez-vous s’il vous plait à nos fidèles lecteurs

AH, l’exercice de présentation est le plus difficile que j’ai connu dans mon parcours. Néanmoins, je vais quand même m’y mettre. Je suis Carlos Medessè SATOGNON. Je vis à Parakou depuis bientôt quatre années puis je suis Artiste Slameur.  Et c’est tout moi ! (Rire)

Vous êtes auteur de plusieurs  œuvres littéraires, parlez-nous en, du premier jusqu’au récent.

Auteur de plusieurs œuvres littéraires ! (Sourire) . Eh bien ! Ma montée sur la scène Littéraire a connu l’accouchement de » Vie de Vinaigre  » (Roman) édité aux Éditions Souvi à Paris en Juin 2020 et réédité aux Éditions de l’Iroko en Mars 2021. Ce premier bébé (c’est comme ça je l’appelle) après sa naissance était au Prix des Fo’Arts et Takaba d’Afrique francophone d’où il sort 2ème. Ensuite, vient une anthologie (Poésie) sous ma direction. Elle a pour titre  » Sèdjro ». Cette œuvre est parue dans des circonstances beaucoup plus particulières. Elle rend hommage à deux personnes qui me sont très importantes, arrachées ce 04 Décembre 2020. Nous étions sous le choc. Le silence de la nuit a arraché de vaillants soldats du bataillon des plumistes. Les cœurs et les sagaies saignaient et il faillait à jamais leur rendre un vibrant hommage. Graver dans le sanctuaire de la vie le nom de ces amazones est la perspective des auteurs unis dans l’ouvrage.Il est vrai que les mots ne peuvent décrire l’amertume et la mélancolie qui déchirent nos cœurs mais il est possible d’en faire un atout.

Le troisième un essai sur le Fâ, titré  » LE FA , UNE THÉOLOGIE DU GOLFE sous-titré » Histoire, caractéristiques et réflexions ». Vous n’êtes pas sans savoir qu’à la grande noce des civilisations actuelles, l’Afrique grâce ses traditions ésotériques aura beaucoup à apporter à l’humanité. Le Fa est l’intermédiaire entre Dieu et les hommes. Le Fa est à la fois science et divinité présidant au destin de l’homme. Il est un livre ouvert sur le passé, le présent et l’avenir. Il enseigne à l’homme ses liens profonds avec la nature, tout en lui dispensant, grâce aux contes allégoriques liés à chaque arcane, une grande et très profonde sagesse existentielle. Il faut dire que  c’est ma curiosité scientifique m’a emmené jusque-là. Aussi faut-il rappeler, j’ai commencé à travailler sur cette thématique (la Poétique du Fa) depuis trois ans. Donc je lisais les essais herméneutiques de Professeur Mahougnon Kakpo, de Rémy Hounwanou, et d’autres.

Quelle est la source ou  les sources si elles sont nombreuses de vos inspirations ?

Sources d’inspirations, (Hum) !  La première c’est ma vie, mon vécu ensuite la société et enfin la Bible.

Carlos Medessé SATOGNON

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer sur ce chemin des lettres, des vers, ou des histoires ?

A cette question, je dirai que le monde évolue à une allure luciférienne alors, il faille que j’apporte mon sel à la sauce afin d’y changer quelques choses.

Et c’est tout à fait normal. Alors comment les amis et surtout la famille perçoivent-ils votre passion ?

Pendant que certains te félicitent, d’autres disent que c’est peine perdue. Mais bon, il faut dire que c’est ça la logique cosmique.

Puisque vous êtes avec nous cher jeune écrivain, nous aimerions connaitre  votre point de vu par rapport à l’image de l’écrivain béninois dans la société.

 Cette question est très costaud (sourire). Je commencerai par le début de la littérature béninoise pour vous montrer ce que l’on vit.

Si le régime révolutionnaire a été peu favorable à la promotion de l’écrivain béninois, il faut reconnaître qu’à l’avènement du renouveau démocratique, il est observé un foisonnement remarquable et inédit ; preuve d’une créativité et d’un dynamisme nouveau dont rend compte d’une production abondante mais en dépit de cette vitalité, l’écrivain béninois ne paraît pas avoir un statut social. Il n’assume aucune fonction sociale reconnue par la majorité or le chanteur empoche plus de visibilité. L’homme de plume paraît absent ou vit en mage des évènements sociaux même si dans le fond, il s’y intéresse fort bien.  Ce manque de visibilité est lié au fait que les œuvres de ces auteurs ne sont pas lues. Être écrivain au Bénin n’est pas choses aisée. La pratique du métier d’écrivain, dans ce pays n’est pas une sinécure car les béninois en majorité n’aiment pas pratiquer de la lecture. Et si cette attitude est en partie liée au faible pouvoir d’achat du béninois moyen, elle s’explique aussi par le fait que la tradition orale est de notre culture. Les livres se vendent à compte-gouttes et le faible intérêt que les béninois accordent à leurs écrivains est aussi dû au fait que l’opinion publique estime que les œuvres littéraires ne peuvent résoudre aucun problème existentiels.

Et que fait l’état d’après vous face à ceci ?

 Il faudra faire remarquer que l’État béninois ne se préoccupe pas suffisamment du fait culturel. Il ne s’observe pas au sommet de l’État, une politique clairement définie en faveur de l’écrivain et parfois ce dernier subit un harcèlement fiscal. Il importe en outre de faire remarquer que la langue d’expression de la littérature béninoise n’est accessible qu’à l’élite en raison du taux d’analphabétisme considérable. Peut-être qu’une production des œuvres en langue nationale (Fɔngbe, Nago, Baatonu , Dɛndi ) pourrait motiver les béninois à lire. Au sujet des maisons d’édition, même si elles sont de plus en plus nombreuses, elles manquent de visibilité au plan régional, continental voire mondial. La conséquence, plusieurs écrivains plus ou moins lourds préfèrent voir paraître leurs œuvres chez PRÉSENCE AFRICANE ; HARMATTAN, GALLIMARD […] au détriment des maisons d’édition locales. Ils sont conscients qu’à travers les maisons d’édition parisiennes, ils seront présents sur la scène Littéraire continentale et mondiale.

Carlos Medessé SATOGNON

Qu’est-ce qui est pour ce qui est de la position des femmes ?

La contribution des femmes a été certes tardive mais leur adhésion a donné un souffle cette littérature. Si la liberté d’expression reste et demeure préalable à la création des œuvres d’esprit, il est a souhaité que l’État accompagne davantage les écrivains et que la presse joue aussi son rôle de soutien afin que l’écrivain cesse d’être le parent pauvre de l’artiste.

Alors Carlos, quelques-uns de vos idoles, des écrivains ou chanteurs que vous lisez ou écoutez fréquemment.

Idole ! Idole ! Je n’en ai pas. Je suis moi. Je ne voudrais être à l’image de personnes. Cependant, j’aime écouter Grand corps malade, K-mal Amangbegnon. Dans le même temps, j’aime lire Charles Baudelaire, Rimbaud, Samuel Beckett,  Florent Couao-zotti , Le feu Jean PLIYA et Abdel Hakim Lalaye… Ils sont pleins de béninois que le lis puisque je crois en cette littérature Béninoise surtout celle du Nord -Bénin qui prend de taille de jour en jour.

Ah d’accord. Et vous, quels thèmes développez-vous dans vos œuvres ?

Je parle Développement – Nouvelle Conscience – Tradition – Religion, l’amour et autres.

Est- ce que vous sentez que vos œuvres influencent les jeunes qui vous lisent ? 

Je ne pense pas. Mais je crois que tôt ou tard, elles feront l’effet. C’est de façon progressive.

Parlez-nous un peu vos circonstances d’écriture et aussi du temps que vous prenez pour terminer une œuvre.

J’écris à tout moment. Que je sois gai, nerveux, angoissé ou triste. Quand je n’ai personne à qui parler, je m’accroche à ma plume qui exprime ce qui m’inspire. D’ailleurs, j’ai peu d’amis et c’est mon coup de pousse je pense. La période, ça dépend de comment le projet me tient à cœur. Je crois que j’ai fait 1 an pour le premier ouvrage, le troisième a fait 3 ans.

Carlos Medessé SATOGNON

Qu’est ce qui est difficile dans la personnalité d’un écrivain.

Ah là, je vous assure de c’est  »Répondre de ce qu’on écrit  ». Tout simplement

Et comment faites-vous alors ?

Si pour ça je dois me cache, alors je ne joue pas mon rôle. Je ne remplis pas la mission du Poète et / ou de l’écrivain dont parle Hugo et  Sartre.

Des projets pour la suite ?

Bien-sûr que oui. Un recueil de nouvelles et de poèmes pour très bientôt.

Nous vous espérons alors avec vos futurs bébés (sourire). Dans un futur proche ou lointain, comment voyez-vous l’Afrique et le monde, avec la jeunesse actuelle.

Dans un état cauchemardesque si rien n’est fait. De toutes les façons, les sagaies sont déjà brandies pour éviter le plus compliqué.

Carlos Medessé SATOGNON

Ah pendant que certains sont plutôt optimiste du changement, pour votre part ce n’est pas le cas. (Sourir) Mais finissons donc cet entretien avec quelques mots que vous adresserez aux jeunes lecteurs qui nous suivent chaque jour.

A toute la jeunesse, je voudrais dire que la défaite n’existe pas et c’est important de croire en ses rêves car la réussite n’est interdite à personne mais il faut juste se créer les moyens pour l’avoir.

Nous pouvons avoir vos contact(s) ? 

Oui, je suis au 98 43 02 76 et 51 95 12 54.

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Merci à vous cher Carlos et nous vous souhaitons une grande réussite dans la suite de votre passion. 

Au plaisir cher bloggeuse. C’est un honneur pour moi, pour le choix porté sur ma petite et modeste personne. Je vous sais gré.

Et vous chers lecteurs, merci de nous suivre,  tous les car nous sommes très heureux de partager avec vous nos découvertes. N’oubliez pas, contactez-nous pour toutes vos connaissances talentueuses. Ils méritent d’être connus. Vous ne trouvez pas ?

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