Boyi Art : pris entre le don et le dessein pour l’art 🎹🎹

Sydneya Blue-sydney

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AprĂšs un petit moment d’absence, nous revoilĂ  avec un autre talent, un dessinateur par don et un talentueux par choix. Nous avons eu un moment d’entretien avec lui et nous espĂ©rons que ce qu’il nous a confiĂ© vous plaira. Suivez l’interview.

Cher invité bonjour et soyez le bienvenu sur la page des talents.

Boyi :Bonjour et merci Ă  vous.

PrĂ©sentez-vous s’il vous plaĂźt Ă  nos chers lecteurs.

Boyi : Je suis un artiste peintre, je vis Ă  Parakou et je rĂ©ponds au nom de BOYI Adramane, j’évolue dans le domaine de l’art en Ă©tant autodidacte. Aujourd’hui, grĂące Ă  ma progression, mon talent a fait disparaĂźtre mon prĂ©nom et Ă  laisser place Ă  ma signature qu’est ‘’Boyi Art’’.

Boyi art

Le dessin, pourquoi l’avoir choisi ?

Boyi : Oh vous savez, le dessin je ne l’ai pas choisi. C’est lui qui m’a choisi. Mais je prĂ©fĂšre employer le mot ‘‘peinture’’ plutĂŽt que ‘‘dessin’’.  En effet, le dessin a une limite que la peinture n’a pas. Elle est sans dimension. Dans la peinture, figure dĂ©jĂ  le dessin. Alors je prĂ©fĂšre le mot peintre que dessinateur. Enfin, la peinture est pour moi la seule façon de me distraire, de me dĂ©tendre et d’effacer mes ennuis. J’adore cette activitĂ©.

Vous en ĂȘtes Ă  combien d’annĂ©e dĂ©jĂ  ?

Boyi : Ni un an, ni deux ans, ni plus. Je suis exactement Ă  10 mois depuis que je me suis lancĂ© dans la peinture. 

Parlez-nous des débuts.

Boyi :  Ah les dĂ©buts! Comme nous le savons tous, le dĂ©but de toute chose n’a rien de facile. DĂ©jĂ  trĂšs jeune, j’avais un attachement particulier Ă  tout ce qui est dessin. J’aimais dĂ©calquer les images de mes manuels de lecture. Pendant que les autres garçons Ă©taient prĂ©occupĂ©s Ă  jouer au football, moi mon crampon se penchait beaucoup plus sur le dessin. 

Au CM2, je faisais les cahiers de choix Ă  certains amis pour l’examen du CEP.  Mais au collĂšge, je l’avais abandonnĂ© histoire de rester concentrĂ© sur les Ă©tudes. Mais cela ne m’empĂȘchait de faire quelques calligraphies de temps Ă  autre. Mais aprĂšs mon BAC, ce qui date de deux ans dĂ©jĂ , mes parents manquaient de moyens pour m’inscrire Ă  l’universitĂ©. Mais cela n’était pas la fin du monde. Je me dĂ©battais avec de petites activitĂ©s afin de me procurer de petits sous Ă  Ă©conomiser. Quand il n’y avait rien Ă  faire, je lisais. Je suis immĂ©diatement tombĂ© amoureux des livres de dĂ©veloppement personnel notamment celui de Olivier SEBAN dans  »Tout le monde mĂ©rite d’ĂȘtre rire ». Il y disait ceci  “Un lĂącheur ne gagne jamais et un vainqueur n’abandonne jamais.” Voici alors mon coup de pousse. Prendre conscience n’était que la prĂ©occupation de BOYI. AprĂšs plusieurs rĂ©pĂ©titions j’ai intĂ©grĂ© les groupes de dessinateurs amateurs de la France oĂč j’avais quelques directives pour m’amĂ©liorer. Et c’est fait Ă  prĂ©sent.

 Et qu’est-ce qui vous motive davantage ?

Boyi : Plusieurs choses m’ont motivĂ© et continuent toujours de me motiver. Je suis jeune mais j’ai en effet connu une dĂ©ception amoureuse et pour me libĂ©rer, je n’avais que le dessin. C’est aussi le seul moyen pour moi de me dĂ©stressĂ©. De plus l’apprĂ©ciation et l’encouragement des amis me poussent Ă  ne pas abandonner.

Boyi Art

Avez-vous pensĂ© Ă  recevoir une formation pour ĂȘtre spĂ©cialiste?

Boyi : Oui mais bien sĂ»r! J’aimerais surtout entrer dans l’autre dimension de la peinture en particulier celle abstraite. 

Comment vos parents et amis perçoivent- ils votre talent ou votre choix ?

Boyi : Beaucoup sont sĂ©duits par mes tableaux que moi-mĂȘme en personne. Mes amis, mes parents et mĂȘme des inconnus. J’ai pleins d’abonnĂ©s sur ma page facebook “Boyi Art” et les commandes, j’en compte assez. Alors, je puis dire qu’ils sont satisfaits de mes Ɠuvres.

Donnez-nous  le nom d’un ou des cĂ©lĂšbres artistes dessinateurs africains que vous admirez beaucoup.

Boyi : Je connais juste la derniĂšre  gĂ©nĂ©ration des meilleurs artistes peintres d’Afrique qui sont majoritairement Anglophone. Je cite donc El Anatsui ( Ghana), Julie Mehsetu (Ethiopie), William Kentridge ( Afrique du sud), Yinka Shonibare (NigĂ©ria)


Parlez-nous de quelques difficultés que vous rencontrez.

Boyi : Vous ne l’ignorez pas, au dĂ©but de toute chose et mĂȘme  pendant l’activitĂ© , on rencontre toujours des difficultĂ©s et c’est d’ailleurs ces difficultĂ©s qui prouvent que vous agissez vraiment. Pour commencer, je parlerai de la difficultĂ© Ă  avoir une main mise sur ce que je recherchais. Atteindre le rĂ©alisme par mes portraits Ă©tais mon seul but. Et ça m’a pris beaucoup de temps pour y arriver.

Ensuite, l’une des difficultĂ©s auxquelles je fais ou que les dessinateurs de Parakou aussi ont, c’est celle du manque de matĂ©riel nĂ©cessaire ici pour rĂ©aliser les portraits. En effet, nous manquons de boutique ou de librairie capable de nous offrir les outils essentiels pour un portrait parfait. Tout est parfois commandĂ© depuis Cotonou et ceci nous revient doublement cher. Nous n’avons pas aussi de galeries d’arts Ă  Parakou ce qui nous empĂȘche de vulgariser les Ɠuvres mis Ă  part Ă  travers les rĂ©seaux sociaux.

Comment faites-vous pour les surmonter ?

Boyi : Le premier mot que j’ai supprimĂ© de mon vocabulaire, c’est « abandon Â». Aucune raison ne dois me pousser Ă  baisser les bras. Les difficultĂ©s sont le fondement et les erreurs la boussole qui oriente. Enfin, j’ai appris d’un grand homme que le bonheur, c’est le contentement de ce qu’ on possĂšde. Je n’ai pas assez de moyens pour faire des portraits de professionnels, mais je peux tout de mĂȘme me fĂ©liciter pour ce que j’ai dĂ©jĂ . Je continue de me perfectionner et le meilleur reste Ă  venir.

Et avec quelle marque ou signature peut-on reconnaĂźtre votre rĂ©alisation ?

Boyi : AprĂšs la rĂ©alisation de mon Ɠuvre, je mets toujours en dessous ‘‘BOYI Art’’ sous une police d’écriture trĂšs particuliĂšre Ă  moi. Il est composĂ© de mon nom de famille ‘‘BOYI’’ qui me permet de valoriser mon origine peulh et de ‘‘Art’’ qui est ce que je fais.

En cas de besoin, comment peut-on vous contacter ?

Boyi : Vous pouvez me contacter Ă  travers mon adresse Boyi Art sur Instagram, Facebook, Zoom. Vous pouvez aussi me lire sur ma page Boyi Art. J’ai Ă©galement une adresse WhatsApp 69-23-45-31.

A l’avenir, qu’envisagez-vous (vos projets) ?

Boyi : Mes projets: Je rĂȘve d’abord Ă©tudier en art plastique dans un pays oĂč l’art est dĂ©veloppĂ© pour devenir un professionnel. AprĂšs ça, je voudrai bien fonder une Ă©cole d’art plastique au BĂ©nin dont l’enseignement dĂ©bute  dĂ©jĂ  dĂšs la maternelle afin de transmettre mon savoir-faire aux personnes qui ont aussi le don du dessin.

              Quelques mots pour les jeunes qui nous suivent ?

Boyi : Je remercie chaque lecteur pour l’attention qu’ils portent Ă  cet entretien et aux autres de ce blog. Je pense que ce qu’ils doivent en tirer est trĂšs clair : les Ă©tudes, d’accords, mais les activitĂ©s qui les passionnent d’abord. Le temps passe vite, et les gens ont l’obligation de prendre conscience que les parents ne seront pas toujours lĂ . Il faut se lancer, s’appliquer, se perfectionner et persĂ©vĂ©rer. On n’a pas le droit d’échouer car c’est sur nous que repose la fiertĂ© de la famille.

Boyi Art

Merci Ă  vous M. BOYI pour cet entretien, ce fut un plaisir et nous vous souhaitons une belle  suite de carriĂšre. Heureuse annĂ©e 2021 Ă  vous.

Quant Ă  vous chers lecteurs, n’oubliez pas de nous contacter, de  nous parlez de vos ambitions et de vos talents car vous mĂ©ritez d’ĂȘtre connus.

94-06-40-57// Sydneyalafia@gmail.com . ​

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